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"Traité sur la magie blanche" Page 297. Alice Bailey, Djwhal Khul. Editions Lucis Trust Les manifestations les plus communes de l'activité astrale sont ..... I. La Peur. Ces activités comprennent pratiquement la plus grande
partie des expériences émotives de l'homme ; nous les examinerons des
trois points de vue suivants :
On pourrait allonger cette liste indéfiniment ; mais il suffit de relever l'existence de peurs de toutes sortes. La peur domine beaucoup de situations et jette souvent son ombre sur les moments heureux de la vie. La peur réduit l'homme à un atome de vie sensible, timide et épouvanté devant l'énormité des problèmes de l'existence, conscient de son insuffisance, comme homme, à faire face à toutes les situations, incapable de transcender ses angoisses et ses doutes pour entrer en possession de son héritage de liberté et de vie. Souvent, il est si dominé par la peur qu'il craint pour sa raison. Le tableau de la peur n'est pas trop sombre, car la peur est l'énergie astrale dominante à notre époque et l'humanité sensible y succombe facilement. Vous demandez : quelles sont les causes fondamentales de la peur. Pour répondre à une telle demande, il faudrait se reporter à l'histoire ésotérique de notre système solaire ; il n'y a aucune réponse intelligible. Seul un initié avancé peut comprendre. La peur a ses racines dans la trame même de la matière. C'est, par excellence, l'expression ou l'effet du principe mental, le résultat de l'activité mentale. Le fait que tous les animaux connaissent la peur met le sujet sur un plan plus vaste que s'il s'agissait uniquement d'une faiblesse humaine ou d'un mauvais fonctionnement du mental humain. Elle ne dépend pas du fait que l'homme est doté de raisonnement. S'il se servait bien de son raisonnement, il pourrait éliminer la peur. La cause de la peur se trouve dans ce qui est appelé le "mal cosmique", un grand mot, sans grande signification [4@299]. La peur est inhérente à la matière même et au jeu des paires d'opposés, âme et matière.
L'âme sensible des animaux et des hommes est faiblement consciente des
facteurs suivants :
Limitons-nous donc à porter
notre attention à l'homme, spécialement à l'homme moyen, et voyons
d'où viennent les [4@300] vagues de la peur qui constamment
l'assaillent et le dominent. En tant que connaisseur du sujet de la mort par expérience, tant du point de vue du monde extérieur que de celui de l'expression de la vie intérieure, je vous dis : "Il n'y a pas de mort". Il n'y a qu'un passage à une vie plus pleine grâce à la libération des entraves du véhicule physique. Le processus de détachement n'existe pas sauf dans des cas de mort violente et soudaine ; même alors, il est très rapide, comparable au sens d'un péril imminent et destructeur, suivi comme d'un choc électrique.
Pour les êtres peu ou pas évolués, la mort est littéralement sommeil et oubli, car le mental n'est pas suffisamment éveillé pour réagir à de nouvelles expériences et le réservoir de la mémoire est pratiquement vide. Pour l'homme d'évolution moyenne, la mort est la continuation du processus de la vie dans sa conscience, la continuation des intérêts et des tendances habituels. Sa conscience reste la même. Il ne [4@301] voit pas de différence d'un état à l'autre et souvent il n'est pas même conscient d'avoir vécu l'épisode de la mort. Pour les méchants, les égoïstes et les criminels, pour ceux qui vivent attachés à tout ce qui est matériel dans la vie, il y aura l'état que nous appelons "attachement à la terre". Les liens qu'ils ont forgés avec la terre et la nature terrestre de tous leurs désirs les forcent à demeurer proches de la terre et des lieux de leur dernière incarnation. Ils cherchent désespérément, et par tous les moyens, à reprendre contact avec tout ce qui est terrestre. Dans de rares cas, un grand amour personnel pour ceux qui sont demeurés ici-bas ou le fait de n'avoir pas accompli un devoir urgent retient aussi des individus plus évolués dans une telle condition. Pour l'aspirant, la mort est une entrée immédiate dans la sphère de service à laquelle il est déjà habitué, et qu'il reconnaît aussitôt comme familière, car, pendant son sommeil, il a développé un champ de service actif et d'étude. Maintenant il y travaille pendant vingt-quatre heures (pour employer les termes du plan physique) au lieu de n'y consacrer que les quelques heures de son sommeil terrestre. Avec le temps, avant même la fin du prochain siècle, la mort sera considérée comme n'existant pas, au sens où on l'entend actuellement. La continuité de conscience sera si développée et un si grand nombre d'individus de type élevé fonctionneront simultanément dans les deux mondes, que l'antique peur disparaîtra.
Le rapport entre le plan astral et le plan physique sera si fermement établi et si scientifiquement gouverné, que le travail des médiums en transe cessera, heureusement. La médiumnité avec transe et les matérialisations sous la direction de guides généralement indiens sont la perversion des rapports entre les deux plans comme le sont les perversions sexuelles par rapport aux relations normales entre les sexes. Il ne s'agit pas de l'activité des clairvoyants, si médiocre soit-elle, ni de la prise de possession d'un corps par des entités de [4@302] haut niveau. Je parle des phénomènes de matérialisation, d'ectoplasme et de l'activité aveugle d'Atlantes dégénérés et d'âmes attachées à la terre que sont généralement les "guides indiens". Il n'y a rien à apprendre d'eux et mieux vaut les éviter. Le règne de la peur de la mort est près de la fin et, bientôt, nous entrerons dans une période de connaissance et de certitude qui chassera toute peur. Pour éliminer la peur de la mort, il faut élever le sujet sur un plan plus scientifique et enseigner à mourir scientifiquement. Il y a une technique pour mourir comme il y en a une pour vivre, ignorée de presque tout l'Occident et en grande partie aussi de l'Orient, à l'exception de quelques centres de Connaisseurs. Nous reviendrons peut-être sur ce sujet, mais la pensée de l'attitude nécessaire à adopter en face de la mort doit être présente à l'esprit des lecteurs de ces lignes. Au cours de leurs études et de leurs réflexions, ils pourront recueillir du matériel intéressant et le publier.
a. D'habitudes mentales psychologiques instinctives profondément enracinées qui remontent à l'instinct primordial d'autodéfense. Les races sauvages ne les manifestent que peu. Cet état d'esprit, tourné vers l'avenir et qui anticipe, est une caractéristique humaine et a en soi le germe de la faculté imaginative qui, liée aux processus mentaux, deviendra avec le temps méditation intuitive et visualisation qui est la vraie base de toute activité créatrice. A présent, pourtant, elle n'est qu'une menace et un obstacle. D'anciennes souffrances, des souvenirs affreux profondément ancrés dans le subconscient, remontent à la surface et causent une condition [4@303] d'angoisse et de peur que nul raisonnement ne réussit à calmer. Les moyens de communication mettent toute personne au courant des tragédies et des souffrances de ses frères à des milliers de kilomètres. Les catastrophes en économie de notre époque provoquent des conditions de panique et d'angoisse et plus un individu est sensible, plus il réagit. La peur de l'avenir est donc un mélange de souvenirs instinctifs et d'imagination anticipative ; rares sont ceux qui y échappent. Soucis et anxiété sont le lot de tout homme ; il ne peut s'y soustraire que par l'intervention de l'âme. b. D'éclairs de prévision qui émanent de l'âme, laquelle demeure dans la conscience de l'Eternel Présent. Quand le contact avec l'âme est fermement établi et que la conscience du Connaisseur est stabilisée dans le cerveau, la prévision s'exerce sans terreur. La vision apparaît dans son ensemble et non comme un éclair, comme c'est le cas à présent. Le remède est le même : l'établissement de rapports si étroits entre l'âme et le cerveau, par le mental exercé et maîtrisé, que la cause et l'effet ne seront qu'un ; de justes mesures pourront être prises pour résoudre les problèmes correctement et au mieux. Les prévisions annoncent rarement des événements heureux ; la raison n'est pas difficile à trouver. L'humanité est au point où le Fils prodigue prend conscience de la futilité de la vie sur cette terre. Elle est prête à examiner avec attention le message du Bouddha car, depuis des siècles, elle est accablée par la guerre et la famine, par le désir, par les luttes relatives à la vie économique. La perspective se présente sombre à ses yeux, pleine de désastres et de cataclysmes. Pourtant, si l'homme appliquait le principe de la fraternité avec tout ce que cela implique [4@304] dans la vie et le travail quotidien, dans toutes les relations, entre capital et travail, entre gouvernants et peuples, entre nations et nations, entre races et races, la paix s'établirait sur la terre et rien ne pourrait la troubler. La règle est très simple et pourtant la majorité des hommes est encore bien loin de pouvoir l'actualiser. c. Une grande quantité d'angoisse et de peur peut être ressentie par un individu sans qu'elle ne le regarde en rien individuellement. Il est tout à fait possible qu'un homme adopte la peur d'autrui, alors que lui-même n'a rien à redouter. Il peut s'identifier à tel point aux pressentiments de désastres qui menacent son prochain qu'il les interprète comme s'ils s'appliquaient à lui-même. Incapable de se dissocier des réactions des autres, il absorbe tant du poison présent dans leurs auras émotives et mentales, qu'il est entraîné dans un tourbillon d'angoisse et de peur. Pourtant, s'il le savait, l'avenir ne lui réserve aucune catastrophe. Il est simplement victime de l'illusion, mais l'effet sur son corps astral et son plexus solaire est réel. C'est un cas particulièrement fréquent aujourd'hui où il y a tant d'âmes sensibles et aspirant au bien, inexpérimentées quant au maniement du karma mondial, livrées aux souffrances des autres et incapables de distinguer leur destin du destin des autres. Il est aussi possible à l'aspirant avancé et à ceux qui foulent le Sentier du Disciple d'entrer en contact avec d'anciennes vibrations de mal et de souffrance sur le plan astral, vibrations appartenant au passé. Il est aussi possible qu'ils réussissent à lire un certain fragment des archives akashiques au sujet d'un malheur qui concerne un individu ou un groupe d'individus qu'eux-mêmes ne verront peut-être jamais tout en ressentant la souffrance, conséquence des renseignements ainsi obtenus. |
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